16 mars 2022

Création d’une unité d’accès vasculaire pour la pose de voies veineuses centrales

Traitement médicamenteux, apports nutritionnels par voie injectable, prise de sang, etc., à partir d’un seul cathéter posé pour 6 mois, c’est ce que permet la voie veineuse centrale, appelée également PiCC line. Un dispositif médical dont les habitants du Nord-Isère peuvent désormais bénéficier, en dehors de toute intervention chirurgicale, à proximité de leur domicile, au Centre Hospitalier Pierre Oudot de Bourgoin-Jallieu (CHPO).

Contrairement aux cathéters périphériques qui doivent être changés tous les 2 à 3 jours, la voie veineuse centrale est un dispositif intraveineux posé dans une veine centrale, à proximité du cœur, sous échographie. Elle permet aux patients de recevoir des traitements sur un long terme, en gardant la possibilité de prendre des douches et de pratiquer une activité physique et sportive normale (hors bains et piscine).

Sont concernés les patients hospitalisés sur une longue période et/ou avec un capital veineux altéré, les chimiothérapies, les soins de support avec hydratation, la nutrition qui ne peut passer par la bouche, l’antibiothérapie prolongée, les prélèvements sanguins ou transfusions fréquents.

Jusqu’à présent au CHPO, la voie veineuse centrale était installée par les médecins anesthésistes dans le cadre d’un circuit « parcours patient complet ». La modernisation de l’offre de soin et des parcours ouvrent d’autres perspectives d’accompagnement de la prise en soin.

 

La délégation d’un acte médical
Depuis le 16 mars 2022, cette intervention devient une activité à part entière, l’unité d’accès vasculaire (UAV). L’ARS a validé dans un protocole de collaboration sanitaire, la délégation de cet acte médical à un infirmier anesthésiste expérimenté, nommément identifié et spécifiquement formé au CHU Grenoble Alpes. La prescription et le choix de délégation restent de la responsabilité du médecin anesthésiste délégant, qui demeure mobilisable à tous moments.

Fabrice Funis consacre désormais deux demi-journées par semaine à cette activité, dans une salle de bloc opératoire dédiée. Il prend en charge les patients dans le cadre d’un rendez-vous programmé ou en urgence. Pour le moment, seule la patientèle du GHND est concernée ; rapidement, cette activité sera étendue aux patients adressés par leur médecin traitant.

Le suivi se fait à domicile, par un infirmier libéral, qui peut également pratiquer le retrait, ou en consultation au CHPO.

 

Un confort pour les patients comme pour les services
« Au niveau professionnel, cette activité, dont j’apprécie le côté extrêmement technique, me permet de monter en compétences » affirme Fabrice Funis.
« Pour le patient, c’est un réel confort, on peut tout faire avec une seule piqûre, ce qui préserve le capital veineux. »

« Le temps ainsi libéré pour les médecins anesthésistes leur permet de soigner plus de patients, en salle d’intervention » explique Michèle Bovagnet, cadre supérieure des soins critiques.
« Avec la création de l’UAV, nous intégrons la démarche globale de prise en charge en cancérologie, en proposant la pose du PiCC line et le traitement médical dans le même hôpital, plus besoin de se déplacer à Lyon ! »

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